Depuis quelques semaines, Jaroslav Halak fait des miracles devant le filet du Canadien, devant l’impuissant Carey Price, confiné, bien malgré lui, à un rôle de réserviste.

En début de saison, et même, dirai-je, à la mi-novembre, la plupart des observateurs s’entendaient pour dire que Halak devrait faire ses valises avant la fin de la saison. Le CH étant à la recherche d’un joueur de premier plan à l’attaque, il serait assurément une très bonne monnaie d’échange.
Price avait donc le champ complètement libre afin d’occuper le poste de numéro un de l’organisation la plus prestigieuse du hockey au cours des 100 dernières années. Mais le natif de la Colombie-Britannique n’a cependant pas été en mesure de répondre aux attentes que l’équipe avait établies envers lui.
Price a ainsi partagé sa cage avec le Slovaque durant quelques rencontres, avant que ce dernier réalise des performances extraordinaires, envoyant plus souvent qu’autrement Price au bout du banc à regarder ses coéquipiers s’exécuter.

Et les derniers matchs – face aux Canucks de Vancouver et aux Bruins de Boston – ont prouvé que Halak était capable de faire face à un barrage de plus de 45 lancers en moyenne dans un seul affrontement, sans que cela n’affecte sa confiance. C’était la deuxième fois de la saison qu’il connaissait pareille séquence.
Price, on attend toujours que cela se produise. Et on pourrait attendre encore bien longtemps, car ce dernier ne semble pas être prêt à occuper un poste de gardien de premier plan dans la Ligue nationale de hockey.
Mais il est jeune, entends-je souvent. Et puis?
S’il fait partie du Canadien ou de toute autre équipe, il se doit de performer convenablement. Peu importe son âge, qu’il soit élevé ou non. Un employeur qui met à la porte un vétéran pour faire place à une recrue s’attend à ce qu’elle produise comme l’ancien, et davantage même. Même chose dans le cas de Carey Price.
Les statistiques parlent d’elles-mêmes, le Canadien joue mieux lorsque Halak est l’homme de confiance de Jacques Martin. En 28 départs, l’athlète de 24 ans a inscrit 17 gains et seulement 10 revers, dont deux en bris d’égalité, en plus de mériter deux blanchissages. Il a aussi conservé une moyenne de buts alloués de 2,43 et un taux d’efficacité de 92,8%.
De son côté, Price, 22 ans, affiche un dossier peu reluisant de 11-17-4 en 33 sorties. Il n’a pas encore blanchi l’adversaire et sa moyenne de buts concédés (2,73) et son pourcentage d’efficacité (91,3%) sont moins bons que son rival.
Les Jeux olympiques approchent à grands pas. Il ne reste même pas une semaine et toute la planète entière sera rivée vers Vancouver. Les directeurs généraux de la LNH ne pourront bouger pendant la totalité des Jeux. Ce qui veut donc dire qu’il ne leur restera que trois petits jours afin de conclure une transaction, au début mars.
Bob Gainey aura-t-il l’audace d’échanger celui qu’il a toujours voulu voir en tant que numéro un, depuis sa sélection en juin 2005? Ça, on le saura dans moins d’un mois. Chose certaine, la pression n’a jamais été aussi forte…

Depuis que les joueurs de la Ligue nationale de hockey peuvent participer aux Jeux olympiques – soit depuis 1998 -, le Canadien n’a malheureusement pas eu la chance de voir un des siens représenter les couleurs du Canada, le pays dans duquel il évolue.



