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Initialement publié sur Fanatique.ca, qui a disparu le 19 décembre 2011, le 7 septembre 2011.

L’équipe du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui représentait la région aux Championnats provinciaux de baseball dans la catégorie moustique « A » qui se déroulaient le week-end dernier à Trois-Rivières est rentrée chez elle avec plusieurs interrogations, malgré l’obtention de la médaille de bronze.

C’est que plusieurs incidents se sont produits durant les trois jours de compétition qui sont difficiles à expliquer dans le cadre d’un tel événement. En fait, toutes les formations représentant le Saguenay ont été impliquées, bien malgré elles, dans des situations peu familières.

Mentionnons d’entrée de jeu que les Championnats provinciaux sont le dernier tournoi de la saison au baseball dans la province. Ils sont organisés par l’organisme responsable de ce sport dans la province, Baseball Québec (BQ) et visent tout particulièrement à établir les meilleures régions dans chacune des tranches d’âge, de l’atome au midget, année après année.

Le président de l’Association de baseball mineur de Chicoutimi et surtout l’entraîneur de l’équipe saguenéenne qui a pris part à la compétition moustique, Jean-François Tremblay, s’est entretenu en fin de soirée, lundi, avec Fanatique.ca pour relater les faits des événements dont il a été témoin et qui montrent que la fédération provinciale est aux prises avec plusieurs lacunes importantes.

Des lacunes qui pourraient même causer le départ de certaines régions, dont celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de Baseball Québec au cours des prochaines années.

 

Un classement illogique

L’équipe qu’a dirigée M. Tremblay lors des Championnats moustique tenus à Trois-Rivières a conclu la ronde préliminaire avec une fiche immaculée de quatre victoires et aucune défaite (4-0).

Trois groupes comprenant un total de 13 formations avaient été mis sur pied. Deux d’entre eux regroupaient quatre clubs chacun, alors que le troisième comprenait cinq formations. Pour la deuxième année de suite, que ce soit au niveau atome, moustique ou pee-wee, le Saguenay-Lac-Saint-Jean s’est retrouvé dans la division de cinq équipes.

Jusqu’ici, aucun problème majeur. C’est cependant au terme des matchs du tour préliminaire que les choses se corsent. Baseball Québec avait, comme par les années passées, établi les règles suivantes : les trois premières équipes accèdent aux rondes finales, alors que la meilleure équipe des trois groupes devient meilleur deuxième. À la manière du baseball majeur, en fait.

Toutefois, la région de la Rive-Sud s’est retrouvée au tout premier rang du classement précédant les matchs de demi-finales et de finales, et ce, malgré son dossier de 2-1, bien moins reluisant que celui des Saguenéens. Les représentants de l’Outaouais, eux, ont obtenu le deuxième rang suite à un dossier de 3-0. Le Saguenay s’est finalement retrouvé au troisième échelon.

« Premièrement, nous nous sommes retrouvés avec quatre autres régions dans une position désavantagée où nous devions disputer un match de plus que ceux faisant partie des groupes de quatre. Avec les règlements de l’utilisation des lanceurs, ça te force, en jouant un match de plus, à « brûler » davantage de lanceurs », a expliqué l’entraîneur et président à l’autre bout du fil.

« Certes, il y  a eu des modifications aux règlements par rapport à l’an dernier, mais ça n’a pas de bon sens de devoir jouer quatre matchs plutôt que trois. Les entraîneurs des régions comme la nôtre abondaient dans le même sens. C’est beaucoup plus difficile de se classer dans ces circonstances. »

Le classement affiché plus haut a été monté sans tenir compte des victoires et des défaites cumulées depuis le début du tournoi, mais plutôt avec les points contre par manches jouées. Or, à la compréhension de Jean-François Tremblay des règlements de Baseball Québec, c’est la fiche qui détermine les positions au classement, avec un astérisque qui mentionne que l’on doit tenir compte de toutes les parties de la ronde préliminaire.

« Nous avions assurément, nous et l’Outaouais, une victoire de plus que la Rive-Sud et une défaite de moins. Malgré cela, Baseball Québec a décidé de passer directement au deuxième critère de bris d’égalité selon lequel il faut se fier sur les points accordés par le nombre de manches jouées. C’est un exemple assez frappant qu’il s’agit, à notre sens (les membres de la région), d’une fédération qui manque un peu de sérieux », a ajouté M. Tremblay dont la sortie publique vise à pousser BQ à changer sa manière de faire.

Cette situation particulière s’est également produite avec l’équipe pee-wee du Saguenay-Lac-Saint-Jean et encore une fois, le système de nombre de points alloués selon les manches jouées a été préconisé au système traditionnel qui domine dans tous les sports de la planète, soit celui d’utiliser la fiche des victoires et des défaites.

« Les règlements mériteraient d’être revus. Quand nous avons exposé cette situation aux responsables de Baseball Québec, ceux-ci ont clairement dit, et pas seulement à moi, que nous avions raison et qu’une réflexion devrait être portée. Or, il me semble que les victoires et les défaites classent habituellement les équipes. »

*Deuxième partie de trois de ce dossier portant sur les lacunes chez Baseball Québec**

Un terrain impraticable?

L’un des autres exemples démontrant que Baseball Québec a des devoirs à accomplir en vue des prochaines années est le fait que toutes les parties de la ronde finale au niveau des atomes, dans la classe « A », ont dû être annulées en raison de la pluie qui était tombée sur le terrain dans la soirée du dimanche, à Pointe-aux-Trembles.

Évidemment, personne ne pouvait prédire que Dame nature ne serait pas collaboratrice avec les organisateurs. Cependant, aucun autre terrain n’avait été prévu afin que les rencontres puissent être jouées quand même, forçant les équipes, dont celle du Saguenay, à plier bagage pour revenir disputer la demi-finale la semaine suivante!

C’est donc dire que les parents des jeunes joueurs seraient obligés de dépenser des frais supplémentaires pour permettre le début et la fin du match. Un point qui chatouille également Jean-François Tremblay.

« Le terrain avait un peu d’eau et les rencontres ont été remises. Selon des témoins qui étaient présents, de petits travaux sur le terrain auraient permis la présentation du match. La raison qui aurait été donnée serait que les cols bleus n’étaient pas vraiment disponibles le jour de la fête du Travail. De toute manière, ils ne sortiraient pas quand il pleut. »

« L’information n’a pas été vérifiée si ces derniers étaient disponibles ou pas, mais le résultat a fait en sorte que ces matchs seront disputés la fin de semaine prochaine. Cependant, nous avons appris que Baseball Québec a offert que ces matchs soient joués à un endroit plus central qu’est Québec. Ça a été fait à 16h lundi, soit quand même plus de 24h après la première décision qui était de revenir à Montréal. »

« Cela aurait bien sûr provoqué des coûts assez importants chez les parents. À notre sens, c’est un autre exemple d’une fédération qui n’est pas en contrôle. »

 

Une finale à l’intérieur…

Le match de la médaille de bronze impliquant les joueurs d’âge moustique à Trois-Rivières n’a pas eu lieu sur un terrain de baseball traditionnel en plein air que l’on peut retrouver dans n’importe quelle ville au Québec et au Canada, mais plutôt sous un toit, à l’intérieur…

C’est en effet plutôt dans un centre d’entraînement que la rencontre a été disputée, où plusieurs inconvénients nuisant considérablement à la vraie pratique de ce sport ont été malheureusement rencontrés.

« C’est un beau centre pour s’entraîner, mais pour des matchs d’une finale d’un championnat provincial, je suis un peu moins certain. Nous avons dû jouer avec des plaques de lanceurs fixées avec du ruban adhésif. De plus, dans les règlements, le plafond faisait partie du jeu, ce qui veut dire qu’une balle normalement frappée au champ centre, mais dont la trajectoire change à cause du ricochet sur le plafond se retrouve être morte au deuxième but, par exemple », a soutenu le parent de trois joueurs de baseball.

« Ça devient un peu de l’antibaseball et très particulier. Les coussins n’étaient pas correctement fixés et c’étaient des « X » collés afin de remettre toujours les buts au bon endroit lorsqu’ils se déplaçaient avec les coureurs. Il n’y avait aussi aucun but de sécurité (« safety base ») et c’était très mal ventilé. »

Les joueurs ont aussi été contraints de jouer deux matchs après seulement une pause d’environ une trentaine de minutes, puisque le centre n’était plus disponible à partir de 14h. Ils n’ont donc pas eu le temps de manger et de se reposer en vue de leur affrontement final du tournoi.

Or, les règlements de BQ – 43.6, a) –  stipulent qu’un minimum d’une heure de repos doit être accordé aux équipes entre la fin de la première partie et le début de la seconde, ce qui n’a vraisemblablement pas été le cas ici.

M. Tremblay a aussi dénoncé le fait que certains arbitres ne connaissaient pas les règlements exacts pour certaines situations et que les réponses de ces derniers représentaient finalement le manque de sérieux de l’organisme provincial.

 

Un sentiment de dérangement

Si les enfants ont un peu moins bien compris la situation devant laquelle ils étaient exposés, les parents de ceux-ci, eux, en sont toutefois venus à des conclusions bien arrêtées.

« Les parents se questionnaient et arrivaient à la même conclusion : une fédération désorganisée qui improvise et le sentiment de dérangement lorsqu’une région éloignée comme la nôtre gagne. Nous avons le sentiment de déranger constamment et nous nous le faisions dire, à cause de nos équipes étoiles, notamment », a indiqué Jean-François Tremblay.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean envoie en effet depuis quelques années des formations qui regroupent les meilleurs joueurs de la région pour toutes les catégories « A », afin d’être compétitives avec les autres régions de la province. Le bassin de joueurs étant beaucoup plus restreint, BQ avait accordé cette permission spéciale.

Une permission qui avait cependant été adoptée sur un léger fond de controverse, puisque celle-ci avait apparu suite aux championnats remportés par la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent et le Saguenay-Lac-Saint-Jean  dans la classe « B ».

M. Tremblay était aussi le pilote de la région en 2010 avec les moustiques, dans le « A » et cette fois, ses joueurs n’avaient pas accédé à la ronde des médailles. Aucune critique ne leur avait été servie concernant leurs joueurs étoiles, ce qui a complètement été le contraire cette année, alors qu’ils ont subi les foudres des parents adverses à chaque match en raison de leurs victoires éclatantes.

« Tu développes à ce moment le sentiment de déranger. Tu as bien beau expliquer que le bassin de joueurs n’est pas le même, les gens ne comprennent pas. Nous avons entendu que d’autres secteurs de la région de Montréal commençaient à connaître des problèmes de bassin de joueurs. Il y a une réflexion qui se fait à ce niveau et on pourrait perdre nos équipes étoiles. »

« Ça amène à nous demander si nous ne devrions pas quitter la fédération. Je veux personnellement apporter ce dossier au bureau de la fédération régionale. Le président Éric Dion est tout à fait d’accord avec nous et il a souvent exposé ce sentiment et ces problèmes vécus dans des réunions de BQ. Nous pensons que de le faire savoir permettra d’élargir le débat et de forcer la fédération (BQ) à faire un examen de conscience pour réaliser qu’elle a des choses à changer », a-t-il souligné en terminant.

Le président sur la même veine

Le président du baseball au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Éric Dion, abonde dans le même sens que Jean-François Tremblay concernant Baseball Québec (BQ) : plusieurs choses doivent changer pour accommoder, entre autres, davantage les régions éloignées.

« La fédération a des lacunes majeures envers les régions éloignées », a-t-il lancé dès les premiers instants de sa conversation téléphonique avec Fanatique.ca, lundi soir.

« Nous n’avons pas l’impression de compter énormément pour eux (les dirigeants de Baseball Québec). L’attitude, la prise de décisions et la façon d’administrer de ces gens-là me laissent croire cela. Ils ont coupé des sommes ridicules pour des régions qui sont maintenant pénalisées. »

M. Dion est révolté du fait que les équipes «B» ont été retirées par le passé en raison des trophées accumulés pour faire place aux équipes étoiles envoyées dans la classe « A », qui obtiennent aussi leur part de succès.

« Ils vont nous mettre où l’année prochaine? Ils ne voudront plus qu’on aille d’équipes régionales? Je n’ai absolument rien contre les équipes régionales plutôt que de simples équipes de quartier. Nous avons un bassin d’environ 700 joueurs, pas 3000 comme à Québec ou Montréal. Si la Mauricie subissait la même chose, elle pourrait avoir droit aux mêmes avantages! » s’est exclamé le président régional.

 

« Ça n’a pas de sens »

Le classement obtenu par la formation moustique régionale au terme du calendrier préliminaire (voir articles 1 et 2) est loin d’avoir fait l’affaire d’Éric Dion, qui ne comprend absolument pas comment les choses ont été interprétées.

« C’est illogique, mais je ne sais pas comment encore ils se sont basés pour faire le classement. Il va falloir qu’ils me l’expliquent, car je ne comprends pas. Ça n’a aucun sens : l’équipe de 2-1 passe première et pas celles avec 3-0 ou 4-0. Il n’y avait aucune égalité pour utiliser la formule des points accordés. La personne qui a pris la décision n’a sûrement pas lu le règlement qui différencie les clubs selon victoires et défaites », a déclaré M. Dion, encore surpris.

Quitter la fédération?

L’option de ne plus être membre de Baseball Québec pourrait être envisagée, comme l’a mentionné Jean-François Tremblay, et le président du Saguenay-Lac-Saint-Jean n’a aucun problème avec cette situation.

« Si mes présidents (ceux des associations mineures) décident que l’on s’oriente vers un autre statut que celui de la fédération, je n’ai aucun problème avec ça. Je suis un élu qui représente cinq associations », a confirmé Éric Dion.

« Ça nous coûte 20 000$ pour faire partie de la fédération, mais il faudrait regarder les retours sur l’investissement. Ça fait plusieurs années que je leur dis que les régions éloignées paient, mais ne reçoivent rien en retour. Ils savent ce dont je parle. Nous avons subi des coupures dans plusieurs domaines. »

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Initialement publié sur Fanatique.ca, qui a disparu le 19 décembre 2011, le 20 juillet 2011.

LBJÉQ : Québec lessive Saguenay

QUÉBEC – Une visite des Voyageurs de Saguenay au Stade municipal de Québec est toujours synonyme de succès pour l’équipe de la place des Diamants depuis quelques années.

Et c’est exactement ce qui s’est encore produit, mardi soir, alors que les Québécois ont démoli leurs rivaux par la marque de 16 à 4 pour s’approcher à un match de la tête du classement de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJÉQ).

Les Diamants, qui ont engrangé un 22e triomphe, ont ainsi mis un terme à l’heureuse séquence de cinq victoires consécutives des Voyageurs, qui avec cet échec, demeurent à trois parties du septième rang détenu par les Alouettes de Charlesbourg. Québec n’a de son côté que Montréal devant elle.

La formation pilotée par Jean-Philippe Roy a explosé dès la première manche, inscrivant quatre points, au grand désarroi du lanceur partant de Saguenay, Jonathan Forcier. Ce dernier a connu une sorti plutôt lamentable, allouant neuf coups sûrs et dix points mérités, en seulement deux manches. Il a aussi fait fendre l’air à trois frappeurs des Diamants.

« Forcier est un excellent lanceur. Il avait bien lancé contre nous l’autre jour et il avait fait la même chose face à Charlesbourg. Nous avons fait rapidement des points, ce que nous avions aussi fait lors du dernier match, mais sans être capables de finir le travail. Nous leur avons fait mal en revenant avec d’autre points », a raconté Roy au terme de la boucherie offensive.

Les locaux ont poursuivi leur travail de démolition lors du troisième acte, ajoutant six points à leur avance déjà confortable pour porter le pointage à 10-0.

Charles Trottier, Alexandre Villeneuve, Jean-Sébastien Pouliot et Mathieu Beauchesne ont tous obtenu un double dans la rencontre. Trottier a fini le match avec une récolte de trois points produits, alors qu’un autre de ses coéquipiers, Normand Gosselin, a cogné trois coups sûrs.

Pouliot a été crédité de la victoire. En quatre manches de travail, il été impeccable, ne concédant absolument rien aux joueurs des Voyageurs et se permettant même de retirer l’un d’entre eux avec un retrait au bâton. Malgré tout, Pouliot a été enlevé du monticule par le gérant, à sa demande

« Pouliot était en feu. Il avait un match parfait, mais c’est lui qu’il ne voulait pas compléter la rencontre. Nous jouons six matchs en quatre jours et il est venu me dire que cela n’avait aucune importance pour lui. Il veut lancer ce week-end pour les matchs importants. Mais c’est sûr que s’il ne me l’avait pas dit, je l’aurais probablement laissé sur le monticule », a expliqué l’entraîneur des gagnants.

Le seul moment digne de mention pour la formation saguenéenne a été lorsque le vétéran Nicolas Laviolette s’est rendu au deuxième coussin grâce à sa frappe, laquelle a procuré un point aux Voyageurs. Maxime St-Gelais et Pierre-Hughes Roy ont été utilisés en relève, sans toutefois parvenir à freiner l’hémorragie.

Saguenay sera encore dans la région de la Capitale-Nationale cette semaine, mais cette fois pour y affronter les Alouettes, jeudi. Les Diamants, eux, joueront face aux Associés de Laval, le pire club du circuit, le même soir.

 

Un espoir des majeures

Chez les Diamants, Jonathan Plamondon et Jonathan Paquet ont également été envoyés sur la butte. Paquet a été un choix de 22e ronde par les Phillies de Philadelphie lors du repêchage du baseball majeur, en 2010, mais en raison d’une blessure, il n’a pas vu beaucoup d’action cette saison.

Les lancers rapides et précis de l’artilleur de 19 ans ont donné beaucoup de fil à retordre aux cogneurs des Voyageurs pendant la dernière manche – la septième dans le circuit junior québécois. Il s’agissait seulement de la huitième manche dans laquelle il œuvrait en 2011. Il montre une fiche de 2-0 et un match protégé, tout en ayant passé six joueurs dans la mitaine.

« Paquet avait décidé de ne pas signer de contrat professionnel et il est allé jouer avec l’Université du Kentucky. Il s’est blessé au nerf du coup, mais ils (les dirigeants de l’école) n’ont pas été capables de diagnostiquer la chose et il a perdu deux mois. Ici, les médecins des Capitales ont tout de suite décelé le problème. Tranquillement pas vite, il va revoir plus d’action.

« Il lance jusqu’à maintenant quelques manches, mais il devrait obtenir son premier départ en fin de semaine. C’est certain qu’il sera un élément clé pour nous en vue de la fin de l’année. L’un de nos gros frappeurs, Jonathan Gilbert, a aussi été blessé en début de saison, à l’aine, et il a joué seulement quelques rencontres », a confié le gérant Roy en conclusion.

 

Initialement publié sur Fanatique.ca, qui a disparu le 19 décembre 2011, le 6 juillet 2011.

Hubert pilotera les Saguenéens; Marc Fortier nommé D.G.

Les Saguenéens de Chicoutimi ont enfin trouvé leurs hommes pour les postes d’entraîneur-chef et de directeur général.

L’organisation chicoutimienne a annoncé en conférence de presse, mercredi, que Marc-Étienne Hubert était le nouvel entraîneur-chef de l’équipe, alors que Marc Fortier a été nommé directeur général.

La nomination d’Hubert, qui a été adjoint chez les Sags au cours des cinq dernières saisons, signifie donc le départ de Guy Carbonneau, qui avait pris les règnes de la formation après le congédiement de Richard Martel, en février dernier. Carbonneau demeure président.

Le journal Le Quotidien avait rapporté tard mardi soir qu’Hubert serait derrière le banc des Bleus, après le communiqué envoyé par l’équipe qui stipulait la tenue d’une importante conférence de presse, ce mercredi.

Hubert, un Chicoutimien d’origine qui est âgé de 33 ans, avait dirigé les trois rencontres qui avaient suivi le départ de Richard Martel avant que Carbonneau ne prenne la relève. Ces trois parties s’étaient soldées par autant de victoires de la part des Saguenéens.

« Je suis extrêmement fier et motivé pour accomplir la tâche. Nous allons faire tout en notre possible pour mettre une équipe compétitive et représentative sur la patinoire. J’ai adoré l’expérience que j’ai vécue durant le mois de février », a commenté Hubert devant les journalistes.

« J’aurais aimé poursuivre l’histoire, mais d’avoir été l’entraîneur pendant deux mois m’a permis de connaître davantage Marc-Étienne. Je sais qu’il est capable de faire le travail. C’est un jeune qui a de l’enthousiasme avec de bonnes idées et qui est capable de communiquer avec les joueurs. Nous voulions de la stabilité et je crois que nous l’avons », a souligné pour sa part Carbonneau.

Hubert, qui vient de compléter un stage d’entraîneur à Calgary sous la supervision d’Hockey Canada, a porté l’uniforme des Sags durant deux saisons (1994-1995 et 1994-1995). Il a aussi évolué à Laval, Val-d’Or, Drummondville et Baie-Comeau avant de conclure sa carrière avec les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Choix de neuvième ronde des Coyotes de Phoenix (226e au total) en 1996, il n’a toutefois jamais participé à une rencontre de saison régulière dans la Ligue nationale.

Il sera par ailleurs l’un des adjoints d’Équipe Québec qui prendra part au Défi mondial des moins de 17 ans, l’hiver prochain, à Winnipeg.

Faisant partie d’une nouvelle génération d’entraîneurs qui favorise une approche plus phycologique, Hubert assure que ce sera un plaisir de diriger les joueurs de l’époque d’aujourd’hui, qui ne sont pas toujours faciles. Il appliquera une méthode bien précise.

« La nouvelle génération avec laquelle nous travaillons est très allumée. Ce sont des jeunes qui ont grandi avec la nouvelle technologie et qui sont intelligents. Il faut communiquer et être proche d’eux. Il faut avoir des consignes strictes dans les moments importants, mais il faut aussi les valoriser », a-t-il expliqué.

« C’est un défi incroyable qui s’offre à moi. La route s’est ouverte et je suis extrêmement reconnaissant envers l’organisation. Je me suis toujours préparé avec cet objectif, lequel était de devenir entraîneur-chef dans la LHJMQ. Je ne savais pas quel chemin ce serait, mais ça s’est avéré celui-ci. Je suis très heureux de mon cheminement et à chaque fois que j’ai reçu des coups difficiles, je n’ai jamais abandonné », a confié Hubert.

Hubert a tenu à remercier Richard Martel de l’avoir embauché il y a six ans, malgré qu’il n’avait jamais été derrière le banc d’une formation auparavant. Il sera reconnaissant le reste de ses joueurs envers Martel.

 

Fortier réalise son rêve

Capitaine des Saguenéens durant les années 1980, Marc Fortier effectue un retour par la grande porte. Celui qui a œuvré dans plusieurs organisations au cours de sa carrière en sera à une première expérience comme directeur général dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), mais sera pas en terrain inconnu pour autant.

Fortier a en effet occupé ce boulot dans la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) et dans la Ligue junior AAA, tout en étant derrière le banc. Il a aussi été dépisteur chez l’Avalanche du Colorado.

« Je suis très fier de faire partie de l’organisation. C’est un rêve qui se réalise et ce retour représente beaucoup pour moi, car ayant le bleuet tatoué sur le cœur, les Saguenéens étaient bien sûr ma première option », a mentionné Fortier, âgé de 45 ans.

« C’est une étape qui est importante. J’ai un bon bagage d’expérience avec moi. Lorsque je suis revenu de l’Europe, j’étais à la recherche d’identité pour continuer de travailler dans le monde du hockey. J’avais bien aimé mes expériences dans la LNAH et dans le junior AAA et j’ai vu plus d’une centaine de matchs comme dépisteur », a indiqué Fortier qui avait été envoyé en Europe par les Sags l’an dernier.

Jos Canale s’occupait de ces fonctions de façon intérimaire depuis le congédiement de Richard Martel.

L’homme originaire de Windsor souhaite voir son équipe travailler à fond à chaque rencontre et ne se fixe pas nécessaire d’objectif précis. Il tentera de poursuivre le boulot déjà accompli, tout en amenant son grain de sel personnel.

« Il faut aller se chercher un bagage pour gérer un club de hockey. J’y suis parvenu au cours des cinq dernières années et je me sens très confiant et loin d’être en terrain inconnu. L’une des premières choses à faire sera d’évaluer le personnel en place. Je suis chanceux, car j’ai un bel héritage et il faut faire une continuité.

« C’est certain cependant qu’il faut apporter une touche de notre personnalité. J’ai une vision et je vois le hockey d’une façon. Moi, je ne parle jamais de statistiques, c’est-à-dire si les Sags termineront dans les quatre premiers. Je veux plutôt, quand les gens parleront de Chicoutimi, qu’ils voient que nous sommes une équipe combattive et qui se présente chaque soir. De plus, tout sera fait sur un concept d’équipe », a assuré le directeur-gérant.

Les négociations avec les Saguenéens se sont terminées la fin de semaine dernière dans son cas, lui qui avait tendu à quelques reprises la perche aux gestionnaires pour se dénicher un futur poste disponible.

Fortier s’ajoute à la liste déjà très longue d’anciens joueurs de la LHJMQ qui s’impliquent désormais dans l’administration de différents clubs : Bobby Smith à Halifax, Patrick Roy à Québe, Joël Bouchard à Boisbriand et Philippe Boucher à RImouski, pour ne nommer que ceux-là.

Celui qui détient deux records d’équipe chez les Chicoutimiens, soit le nombre de passes (135) et le nombre de points (201) en une saison, avait vu son chandail numéro 20 être retiré par l’organisation en 2008.

Dans la LNH, il a disputé 212 matchs avec les Nordiques de Québec, les Sénateurs d’Ottawa et les Kings Los Angeles, récoltant 102 points, incluant 42 buts. Il a par la suite joué en Europe de 1994 à 2005, arborant notamment les couleurs  des Polar Bears de Berlin.

Initialement publié sur Fanatique.ca, qui a disparu le 19 décembre 2011, le 19 juin 2011.

LBJÉQ : Saguenay finit le boulot contre Longueuil

Les Voyageurs de Saguenay ont poursuivi leur lancée amorcée samedi en battant pour une troisième fois consécutive au cours du week-end les Ducs de Longueuil, dimanche. Cette fois, l’équipe saguenéenne a signé une victoire de 10 à 6 sur ses adversaires, dans un Stade Richard-Desmeules enflammé.

Le changement d’entraîneur a donc été un succès pour les joueurs qui évoluent maintenant sous la barre de Jérémie Halde et de Devin Coburn. La formation du Saguenay n’avait pas encore obtenu pareille séquence depuis le début de l’année. Elle détient une fiche de 8-12, bonne pour le huitième rang du classement de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJÉQ), avant la fin des matchs de dimanche.

Quant aux Ducs, ces trois défaites accumulées durant la fin de semaine leur ont fait perdre des plumes, eux qui sont désormais à égalité avec les Orioles de Montréal au cinquième échelon du circuit, avec un dossier de 11-7. La troupe de Dominic Simard ne détient aussi que trois et quatre matchs sur les Bisons de St-Eustache et les Voyageurs.

« Le changement a réveillé les joueurs. Depuis le début, nous savons que nous sommes jeunes, mais nous avons énormément de talent. Nous avons beaucoup de lanceurs et quand l’un d’entre eux en arrache, nous en envoyons un autre. Nous leur avons donné tout un «coup de pied au cul» vendredi pendant l’entraînement. Et ils ont répondu », a déclaré Halde en point de presse.

Après avoir vu les Ducs prendre les devants par deux dès la première manche, les Voyageurs ont créé l’égalité à leur tour au bâton suivant avant d’exploser par la suite. Ils ont profité des largesses au monticule du partant Jeremy Hanigan et des releveurs Luis-Javier Aguinaga et Simon Dupuis pour enregistrer cinq points.

Quatre buts sur balles ont été alloués aux frappeurs des Voyageurs, alors que deux joueurs ont été atteints. Tristan Sicotte-Bélanger a produit un point grâce à une passe gratuite, alors que Nicolas Laviolette et Kevin Lafrance ont fait de même en étant atteints. Marc-Antoine Perron-Rousseau a de son côté utilisé son bâton, frappant un double de deux points sur la ligne du premier coussin.

Les Longueillois sont toutefois revenus rapidement dans la rencontre, alors que Tommy Tremblay a catapulté l’offrande du partant Matthew Fallon loin au champ droit, produisant ainsi deux points.

Fallon, qui n’avait pas lancé depuis quelque temps, a ensuite été remplacé par Frédérick Rioux après avoir alloué un coup sûr qui a permis aux Ducs de connaître une bonne manche. Les visiteurs ont réduit l’écart à 7-6 et ont bien failli prendre les devants, mais Philippe Lemieux en a décidé autrement. Le joueur d’arrêt-court est parti de sa position initiale pour réaliser un attrapé spectaculaire au champ gauche sur une chandelle peu commode.

« C’est sûr que c’est décevant, car on ne s’attendait pas à cela en venant ici. Les Voyageurs ont disputé d’excellents matchs, où ils ont exécuté les petites choses, ce qui n’a pas été le cas de notre côté. La bonne nouvelle, c’est qu’ils seront à Longueuil la semaine prochaine. Les joueurs prendront les bouchées doubles pendant la semaine pour être prêts samedi prochain », a analysé le pilote des Ducs qui ne croit pas à un manque de préparation des siens.

Les locaux ont repris une avance confortable en quatrième manche, lorsque Frédérick Lussier a claqué un solide double de trois points au champ centre. Lussier, qui était frappeur désigné pour l’occasion, a d’ailleurs reçu des commentaires élogieux de la part de ses coachs pour son travail durant le week-end et depuis le début de la campagne.

Pierre-Hughes Roy et Jonathan Forcier ont été les deux autres releveurs utilisés par les Voyageurs, alors que Kevin Tremblay et Symon Laplante ont aussi paradé après que Dupuis eut été retiré de la partie.

« Nous avons travaillé beaucoup sur le côté défensif durant les deux entraînements que nous avons eus, où Robert Fatal (le président) est venu nous aider. Ça a mis les joueurs en confiance. Trois belles victoires face au club qui, selon moi, a le meilleur alignement au bâton de la Ligue », a signalé Halde, heureux que ses débuts se soient bien déroulés.

 

Autres résultats

  • LaSalle 3 – Charlesbourg 7 (1er)
  • Trois-Rivières 17 – St-Eustache 6 (1er)
  • LaSalle 5 – Charlesbourg 6 (2e)
  • Laval 2 – Granby 6 (1er)
  • Montréal 6 – Québec 2 (1er)
  • Trois-Rivières 2 – St-Eustache 6 (2e)
  • Laval 2 – Granby 1 (en cours)
  • Montréal 6 – Québec 6 (en cours)

Initialement publié sur Fanatique.ca, qui a disparu le 19 décembre 2011, le 8 juin 2011.

Francy Ntetu l’emporte sur Abdullah Ramadan

Le Chicoutimien Francy Ntetu (6-0-0, 1 K.O.) a comblé les centaines d’amateurs de boxe du Saguenay qui n’avaient pas assisté à une soirée professionnelle du noble art depuis 15 ans en battant par décision unanime l’Ougandais Abdullah Ramadan (15-10-0, 9 K.O.) lors de la grande finale du deuxième événement de SP Promotions, mercredi soir, au Palais des Sports, à Saguenay.

Il s’agissait en effet du deuxième gala organisé par SP Promotions depuis ses débuts, en janvier dernier. Le premier gala du groupe du promoteur Stéphane Payette avait été tenu en février au Centre Pierre-Charbonneau.

Ntetu, d’origine congolaise, a su conserver le même rythme durant ce duel de la catégorie des super moyens d’une durée de six rounds. Après un premier round où les deux boxeurs se sont étudiés, les coups ont commencé à pleuvoir dès le second, alors que le favori local a notamment asséné toute une gauche à son rival.

« J’ai écouté mes entraîneurs, ce qui m’a beaucoup aidé. La main droite que je lui ai servie au corps l’a ralenti et j’ai été capable de placer des coups à la tête quand je le mélangeais de haut en bas. Il ne fallait pas que la foule devienne mon entraîneur », a affirmé un Ntetu fort satisfait au terme du combat

Ramadan, un vétéran de 44 ans qui a grandi au Soudan, mais qui réside maintenant à Toronto, avait représenté la délégation soudanaise lors des Jeux olympiques de 1988, à Séoul, en Corée. Avant son affrontement face à Ntetu, il n’avait pas boxé depuis deux ans.

« Ramadan m’a étonné par sa constance. Il n’a pas changé de constance, mais j’ai su m’adapter. Il faut par contre que j’apprenne lorsque je domine de cette façon de bien gérer mon énergie, car j’avais quand même le beau jeu, mais l’énergie se dépense alors rapidement », a indiqué le gagnant devant les micros.

Les derniers rounds ont offert un spectacle ô combien excitant aux spectateurs, alors que les deux pugilistes ont essayé de s’atteindre mutuellement. Ntetu a eu le dessus dans la plupart des occasions, Ramadan ayant de la difficulté à se protéger. L’athlète de 28 ans a terminé en beauté dans les deux derniers rounds avec une belle série de coups.

« Je travaille souvent en collaboration avec Interbox en sous-carte. Je me suis entraîné tout en jumelant le travail et j’ai bien fait durant les six rounds. Si je m’y remets à 100%, ce pourrait être bien. Avec ma performance, mes conseillers jugeront pour la suite. La victoire nous motive malgré qu’il n’y avait pas une grosse foule », a expliqué Ntetu qui va regarder toutes les possibilités pour un prochain combat.

 

Combat Golden-Landry

Dans la demi-finale de la soirée, le Chicoutimien Stéphane Landry (1-1-0, 1 K.O.) n’a pas été en mesure de faire plaisir à ses partisans en s’inclinant par K.O. technique devant Dale Golden (1-0-0, 1 K.O.), de Lévis, lors du deuxième round. Landry n’a jamais été dans le coup et Golden a su en profiter.

Golden entame donc de très bonne manière sa carrière professionnelle avec cette victoire, lui qui a connu du succès sur la scène amateur. En 2010, il avait décroché la médaille d’argent

« Je m’attendais à rien de spécial, mais à un combat serré. J’ai eu quelques opportunités et je l’ai touché avec ma main droite. J’ai ouvert la cadence au deuxième round. J’ai gardé mes mains hautes et j’ai toujours eu le contrôle. J’ai aussi gardé mon plan de match. Ça a très bien été », a déclaré Golden après son triomphe.

« Ça n’a pas bien été, mais ça arrive. Je vais rebondir. Mon premier combat, j’étais bien sorti, mais pas aujourd’hui. Ce n’était pas ma soirée. Je m’attendais à ce qu’il utilise une telle stratégie. Je n’étais pas vraiment nerveux malgré que je me battais chez moi », a laissé tomber Landry pour sa part à sa sortie du ring.

 Combat Bryant-Barrak

Tête d’affiche du premier gala de SP Promotion tenu en février dernier, le Québécois Éric Barrak (5-0-0, 4 K.O.) de la catégorie des poids lourds en a mis plein les yeux aux amateurs du noble art du Saguenay-Lac-Saint-Jean lors du troisième combat en signant sa cinquième victoire en carrière par K.O. après 23 secondes d’action seulement.

Barrak a asséné une main droite percutante à l’endroit de l’Américain Richard Bryant (1-3-0, 1 K.O.), envoyant ce dernier aux pays des rêves. Bryant a lourdement chuté sur le plancher et a mis de longues minutes avant de se relever.

 Combat Henry-Reittie 

Dans le premier combat de la soirée, chez la catégorie des poids moyens, l’Ontarien Richard Reittie (6-1-1, 4 K.O.) a écrasé Christopher Henry (1-4-0, 1 K.O.) a subi un K.O. technique dès le deuxième round après avoir encaissé plusieurs coups, dont un dernier à la tête, de la part de Reittie.

 Combat Hunter-Salemani

Chez les mi-lourds, l’Ontarien Horace Hunter (1-3-0) a remporté sa première victoire en carrière au niveau professionnel en défaisant le résident de Québec, Ahmad Selemani (1-3-0), par décision unanime des juges. Hunter n’a jamais vraiment été menacé durant la bataille, se protégeant de la plupart des attaques

Initialement publié sur Fanatique.ca, qui a disparu le 19 décembre 2011, le 4 juin 2011.

Océanic : Simon Boudreau, le choix surprise

L’Océanic de Rimouski disposait de pas moins de quatre choix lors de la première ronde du repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) qui se déroulait samedi, à Victoriaville. L’équipe du Bas-Saint-Laurent en a ainsi profité pour faire le plein d’espoirs en attaque et en défense, elle dont l’avenir semble prometteur.

Parmi les quatre joueurs sélectionnés durant le premier tour par le directeur général Philippe Boucher et ses hommes, on retrouve Simon Boudreau, un membre de la brigade défensive des Élites de Jonquière de la Ligue midget AAA du Québec natif de Chicoutimi.

Catalogué en deuxième ronde par la Centrale de recrutement de la LHJMQ, Boudreau a été sélectionné beaucoup plus tôt que prévu, alors que son nom a résonné dans les haut-parleurs du Colisée Desjardins au huitième rang du premier tour grâce à la formation rimouskoise.

Boudreau, qui a patiné sur les glaces du midget AA dès l’âge de 14 ans, avait eu des discussions la veille avec des membres de l’Océanic. Au total, une dizaine d’équipes s’était montrée intéressée à acquérir ses services, dont l’équipe où sa maison familiale est située, les Saguenéens.

« J’ai été extrêmement surpris lorsque l’Océanic m’a choisi. C’est un grand moment pour moi. J’ai profité de chaque moment jusqu’à maintenant et c’est un exploit pour moi. J’avais réalisé une entrevue avec eux hier soir », a raconté Boudreau en entretient téléphonique avec Fanatique.ca.

À six pieds un pouce et 189 livres, le Chicoutimien possède un gabarit parfait pour évoluer à la ligne bleue. Il se qualifie d’ailleurs d’un joueur qui est capable de remporter des batailles serrées le long des rampes et d’effectuer la fameuse première passe, souvent utilisée pour la relance de l’attaque.

« Je suis un joueur qui travaille dans les deux côtés de la patinoire. J’ai eu un style plus défensif ces dernières années, où j’ai eu un rôle plus restreint. Je faisais ma place en gagnant mes batailles à un contre un et je donnais toujours la première passe sur la palette. N’eût été de ma blessure, c’est ce que j’aurais fait cette saison », a expliqué Boudreau dont le père Marc a joué à Chicoutimi dans les années 1980.

 

Une saison éprouvante

Peu de gens voyaient l’adolescent de 16 ans être sélectionné aussi tôt, puisqu’il a dû rater la totalité de la dernière saison en raison d’une blessure à un genou survenue en lever de rideau de la campagne 2010-2011 des Élites.

Le ligament s’était alors déchiré à seulement 60%. Il a effectué un retour au jeu un mois plus tard avec une attelle sans problème majeur, mais lorsqu’il s’est penché les jours suivants pour ramasser un objet sur le sol, le reste du genou a lâché. Boudreau a donc été contraint de passer sur la table d’opération, et trois mois plus tard, il a renfilé les patins après de longues heures d’entraînement en gymnase.

Son genou est maintenant en pleine santé et Boudreau ne ressent aucune douleur. Ce long hiver où le principal intéressé n’a pas disputé de vraies rencontres n’a donc, d’aucune façon, influencé le choix de l’Océanic.

« Les gens de l’Océanic m’ont dit qu’il était certain de leur coup avec moi. Ils croient en moi et savent que je vais revenir à mon maximum. Ils avaient vu quelque chose en moi , probablement dans les années passées. Ils ont dit aussi que je serais capable de compétitionner avec les autres », a-t-il signalé à l’autre bout du fil.

 

L’Océanic, une équipe de prestige

Ce n’est pas tous les joueurs choisis durant une séance de repêchage qui peuvent se vanter d’être tombés sur l’une des meilleures organisations du circuit. C’est toutefois le cas de l’Océanic, qui a formé de grands joueurs pour la Ligue nationale, tels Vincent Lecavalier, Brad Richards et Sidney Crosby depuis 15 ans.

Les Rimouskois ont aussi connu du succès en séries depuis qu’ils se joints à la LHJMQ, remportant deux coupes du Président (2000 et 2005) ainsi qu’une coupe Memorial, l’emblème de la suprématie au hockey junior canadien. Notons aussi la présence du club en finale du championnat canadien, en 2005.

« Tu ne peux pas être pas content de jouer pour cette équipe-là. Ça paraissait dans mon visage. Ils ont une réputation et les entraîneurs sont capables de donner des outils pour aller plus loin. L’équipe a un gros prestige et je suis très honoré de porter le gilet de l’Océanic », a indiqué le jeune homme dans un langage soigné.

 

Dans la LHJMQ en septembre?

Comme tous les choix de première ronde, Boudreau n’a qu’un seul objectif en vue du camp d’entraînement de l’équipe qui s’ouvrira dans un peu plus de deux mois : percer l’alignement tout de suite. Pour y arriver, il compte bien s’entraîner durement pendant la saison estivale.

« Je veux faire partie de l’équipe dès l’année prochaine et être en poste. Cependant, s’ils me retournaient dans le midget AAA, je prendrais cela comme un défi et ce serait à moi de revenir plus fort afin d’être parfaitement prêt lorsque ce sera le moment. Je vais donner tout ce que je peux », a assuré Boudreau avant de raccrocher, tout en louangeant le travail de son père à son endroit.

L’aventure du hockey junior majeur pour le jeune arrière débutera vers la mi-août et pariez sur ses chances d’impressionner grandement la direction de l’Océanic.

Initialement publié sur Fanatique.ca, qui a disparu le 19 décembre 2011, le 28 mai 2011.

Desjardins aime l’effort de ses Voyageurs

Les Voyageurs de Saguenay devront attendre à mardi prochain avant de disputer leur prochaine rencontre dans la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJÉQ) en raison du mauvais temps qui touche la province, samedi.

L’équipe saguenéenne était censée affronter les Orioles de Montréal dans un programme double, qui sera repris plus tard en cours de saison. Les cinq autres matchs à l’affiche samedi ont également été annulés (Québec-LaSalle (2), Granby-St-Eustache (2) et Laval-Longueuil).

Les Voyageurs pourront donc améliorer quelques facettes de leur jeu en vue de l’affrontement de mardi, face aux Alouettes, à Charlesbourg, où Tristan Sicotte-Bélanger effectuer un retour après un séjour dans un collège américain. Ils ont conservé une fiche de quatre victoires et cinq défaites (4-5) depuis le début de la saison, eux qui avaient perdu trois de leurs quatre premières sorties.

La troupe de Bob Desjardins, qui regorge de plusieurs recrues dans son alignement, commence d’ailleurs à offrir de bonnes performances. Mercredi, devant ses partisans, elle a vaincu les Alouettes 6-3 dans un match fort spectaculaire. La chimie semble aussi s’être installée rapidement au sein du club, entre les jeunes et les quelques vétérans.

« Quand nous sommes allés disputer des matchs hors-concours à Repentigny et à Trois-Rivières pendant le camp d’entraînement, je sentais déjà que les gars s’entendaient bien entre eux. Ce sont tous de jeunes coqs qui veulent partie de l’équipe le plus tôt possible. Nous avons battu Charlesbourg qui était complet alors que de notre côté, il nous manquait trois éléments importants », a souligné le pilote en entrevue téléphonique.

Les Voyageurs ont disputé la plupart de leurs rencontres ces dernières années devant des gradins complètement vides, mais la situation commence peu à peu à changer grâce aux nombreux changements effectués par l’organisation. L’ambiance était d’ailleurs survoltée mercredi passé lors de la victoire sur les hommes de Patrick Baron, dont la fiche est de 2-3.

« C’est le « fun » (de voir autant de monde). Nous sommes une jeune équipe et les gens savent que nous ne gagnerons pas le championnat cette année. Mais nous sommes agressifs et nous offrons du jeu spectaculaire, ce que les gens aiment. J’invite tout le monde à venir pour les prochains matchs », a affirmé Desjardins, heureux du travail de ses joueurs.

 

Des fleurs à Tremblay

Parmi tous les joueurs de première année chez les Voyageurs, trois sont seulement âgés de 18 ans, dont le Chicoutimien Pierre-Alexandre Tremblay. Tremblay a été un choix de quatrième ronde de la concession lors du dernier repêchage de la LBJÉQ.

Après des présences difficiles au bâton lors des premiers matchs, Tremblay, qui a évolué avec les Aigles de Trois-Rivières au niveau midget AAA l’été dernier, semble désormais plus confiant lorsqu’il affronte les lanceurs adverses.

Il a d’ailleurs cogné un circuit important de deux points mercredi dans la victoire sur Charlesbourg après avoir frappé un long simple plus tôt le même soir. Tremblay, qui peut lancer et jouer au premier but, a obtenu quatre coups sûrs au total en 19 apparitions au bâton, pour une moyenne de ,210.

« Pierre-Alexandre apprend à la dure, car il vient d’avoir ses 18 ans. Son bâton est revenu et sa confiance aussi. Ce n’est pas évident de jouer face à des joueurs de 20-22 ans à cet âge. Je suis très content de ce qui lui arrive. Il est un passionné de balle et il aura un bel avenir. L’important est qu’il grandisse tranquillement sans qu’il aille trop de fardeau sur les épaules, mais je suis content de son travail au bâton », a indiqué Desjardins en terminant.